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lundi 1 mai 2006

30 ans de Cap Vrai - l'Alycastre


ENFIN ! ! !

Les préparatifs sont finis, le week-end commence, nous allons nous retrouver pour fêter ensemble les 30 ans de Cap Vrai.

Tous ne sont pas là ; certains sont retenus par leur devoir d'état, auprès d'une belle-soeur en deuil, d'un petit-fils à l'hôpital, d'une femme à la santé fragile... tous ceux qui ont pu se déplacer portent les autres dans le coeur et la prière, les intentions de la messe sont pour les absents.

Je vous laisse admirer les photos d'Emmanuel, en cliquant sur le titre du message. Elles sont libres de droits, à vous d'en faire un bon usage !

Ce serait sympathique que les participants à cette journée mettent leurs impressions en commentaire de ce message, afin de constituer un "livre d'or" électronique.

mardi 25 avril 2006

Message du président de la fédération Cap Vrai

From: jean claude
Date: 25 avr. 2006 22:54
Subject: porquerolles 30 ans de CAP VRAI
To: eric

A tous les membres de CAP VRAI MEDITERRANEE et à leurs amis

Je regrette beaucoup de ne pouvoir me joindre à vous comme j'en avais l'intention.
Le 30 avril arrivent en Bretagne plusieurs de mes enfants et petits enfants, vacances scolaires obligent .
Je serai de tout coeur avec vous dans cette ile que j'ai bien connue en 1955 quand j'étais dans la Royale. Je suis trés heureux que Cap Vrai Méditerranée revive. Nous voici présents sur deux des façades maritimes de notre patrie .

Prions pour
que Cap Vrai soit aussi présent sur la Manche.
Je vous souhaite une excellente réunion de famille et vous assure de mon amitié

Jean-Claude

lundi 6 mars 2006

Programme des activités 2005-2006 :

Marseille

DATE

LIEU

OBSERVATIONS

2 novembre

Corniche Kennedy

Célébration des péris en mer organisée par l'Escolo de la Mar.

2 février

Vieux Port

Pèlerinage de la Chandeleur.

5 et 11 mars

La Ciotat

Messe du salon nautique de Marseille-Provence-Métropole.

30 avril

Porquerolles

Rassemblement des familles au Fort de l'Alycastre, île de Porquerolles.

Toulon

DATE

LIEU

OBSERVATIONS

23 octobre

Rade de Toulon

Sortie au profit des jeunes de l'association "Le Rocher 83".

30 avril

Porquerolles

Rassemblement des familles au Fort de l'Alycastre, île de Porquerolles.

dimanche 5 mars 2006

Messe du salon nautique



Aujourd'hui le Ciel nous comble de cadeaux.

La messe du dimanche d'ouverture du salon nautique de Marseille-Provence-Métropole, à la paroisse Notre-Dame de La Ciotat est, depuis l'année dernière, célébrée avec la participation de Cap Vrai.

L'année passée, nous étions quatre membres de l'association. Cette année, n
on seulement nous étions 5 fois plus nombreux, mais la participation était de qualité. Jean-Philippe, diacre permanent envoyé par l'évêque de Marseille auprès des gens de mer, son épouse Marie-Agnès et un de leurs enfants, guidaient notre troupeau.

Le père Olivier nous a fait une homélie très belle et simple sur la symbolique de l'ancre comme image de l'Espérance depuis les premiers chrétiens, dont l'anneau représente le Père, soit la plénitude, la croix figure le Christ et les pattes évoquent les ailes du Saint-Esprit. Ainsi, guidés dans notre route de Carème par l'Espérance nourrie de l'Amour reçu de la Trinité, nous cheminons vers le Joie de Pâques. Cette joie est présente aux pieds de l'autel, par les pavillons des lettres "J", "O", "I" et "E".

Ensuite, nous avons poursuivi dans l'esprit de joie qui nous était donné, en nous retrouvant autour d'un apéritif sur les quais de La Ciotat, puis en déjeunant ensemble dans la chaleur du carré de Watsous.

dimanche 26 février 2006

Sortie à Bandol

Après un embarquement "sur la patte de l'ancre" à bord de Candide, nous appareillons à trois bateaux avec les scouts marins, destination Bandol.

Chaque skipper invite un équipage de scouts à découvrir la navigation au large, en utilisant toutes les techniques qui doivent constituer le quotidien des scouts: points par relèvements, reconnaissance d'amers, utilisation de la sonde, transmissions VHF ou par signaux, etc.

Nous sommes trois bateaux: Nissos, skippé par Dominique et Clotilde, Hurlevent mené par Patrick et Candide où Philippe et moi accueillons chacun un équipage de scouts. Notre arme secrète à bord de Candide est un radiateur électrique à céramique, suffisamment petit pour s'insérer dans l'espace entre les marches de la descente et puissant ! La nuit sera bonne. Les premiers bords nous déhalent rapidement hors de la rade Sud. A partir de l'ouvert de l'île Maïre, nous sortons le spinakker et la différence se creuse vite avec les autres. Le plaisir de Philippe à la barre est au moins égal à celui des garçons, qui découvrent une nouvelle manière de naviguer. Au port, pendant que les scouts vaquent à leurs activités, nous retrouvons un ami de nos deux compères, frère de la côte comme eux. Les navigations évoquées nous emmènent bien loin de Bandol... Ensuite, nous dînons entre "vieux" autour d'une tartiflette concoctée par Clotilde, comme à la maison. Le carré de Hurlevent est chaud, boisé et confortable comme au temps de la marine en bois, alors que la coque qui le porte est en aluminum, façonnée par Patrick. Le dimanche, la paroisse de bandol nous accueille pour une messe matinale, puis en route vers Marseille. Pour le retour, nous décidons de naviguer de conserve, ce qui permet aux scouts de se lancer des défis d'un bateau à l'autre, d'essayer des bagarres d'eau, et de pratiquer les transmissions par signaux.

Au retour dans le Vieux Port, le calme des scouts annonce une bonne nuit , pleine de rêves.

dimanche 5 février 2006

Encore un clin Dieu

Dimanche 5 février, ste Agathe

Aujourd'hui je sors en mer avec un équipage de scouts marins, l'Épervier. Nous naviguons sur une yole de Bantry, dans la Rade de Marseille. Les conditions de vent et de mer nous ont contraints à rester tirer des bords (carrés...) devant le centre de voile du Roucas, port d'attache de la yole. Pour créer une rupture dans la journée, je décide de mouiller au moment du déjeuner. Les garçons, naturellement, en profitent pour s'allonger sur les bancs de nage après avoir pris leur repas, un début de sieste s'installe. Je laisse se mettre en place à bord un vrai temps de silence et de paix. Nous repartons, la fin de la journée est très agréable malgré le froid (2° C en début de sortie, 8° C en fin). Le retour au port est très calme. Les garçons éprouveront le besoin de finir la journée en faisant des départs de régate, pour se défouler mais surtout pour le plaisir.

C'est le soir que j'ai eu l'éclairage spirituel de cette journée. Mon ami Pierre, fervent chrétien cloué dans son lit par une maladie, souhaitait recevoir la communion. Après avoir navigué avec les scouts, je suis allé à la messe et j'ai demandé une custode pour porter la communion à Pierre. Celui-ci, après la brève cérémonie de transmission de la communion que nous célébrons à deux dans sa chambre, me parle de ses réflexions spirituelles. Elles portent sur l'Évangile de la veille :

Marc 6,30-34.


Les Apôtres se réunissent auprès de Jésus, et lui rapportent tout ce qu'ils ont fait et enseigné. Il leur dit : « Venez à l'écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu. » De fait, les arrivants et les partants étaient si nombreux qu'on n'avait même pas le temps de manger. Ils partirent donc dans la barque pour un endroit désert, à l'écart. Les gens les virent s'éloigner, et beaucoup les reconnurent. Alors, à pied, de toutes les villes, ils coururent là-bas et arrivèrent avant eux. En débarquant, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de pitié envers eux, parce qu'ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les instruire longuement.


Pierre m'explique alors que la barque dans laquelle Jésus embarque les apôtres à l'écart est le lieu de repos et de joie où le seigneur convie ses amis, pour restaurer leurs forces en vue de leur permettre de mieux participer à l'annonce de la Bonne Nouvelle. Ce repos dans le Seigneur est aussi celui auquel nous sommes tous conviés, dans notre vie ou à son terme.

Et là, je en peux m'empêcher de faire le rapprochement avec l'instant de grâce vécu quelques moments plus tôt, aux pieds de la Bonne Mère, avec les scouts. Nous aussi, nous avons éprouvé le besoin de partir à l'écart. Nous aussi, nous avons recherché alors le repos. A cet instant, nous étions comme dans toute cette rade, en vue de Notre Dame de la Garde. Les scouts n'ont pas eu conscience qu'ils ont fait l'expérience d'une ouverture sur l'éternité mais je suis dépositaire de cette évidence, qui m'ouvre le coeur sur l'infinie miséricorde du Seigneur. Tous ces cadeaux qui nous sont faits et que nous ne voyons pas. Il faut un oeil exercé pour les percevoir, c'est ce qu'a montré mon ami Pierre.

S'ouvrir l'oeil à la beauté du Seigneur, voilà une perspective qui change la vie...

lundi 9 janvier 2006

Merci Marie

J'ai souvent l'impression de "clins Dieu" par les textes reçus en provenance de ceux qui croisent ma route. Cette fois-ci c'est Bartalin qui remet devant mes yeux la bonté de Marie.

Dimanche 8 janvier, j'étais en mer avec des jeunes sur un bateau voile-avirons, les conditions de mer et de vent sont soudain devenues sportives mais maniables, contrairement aux prévisions météo. Nous étions pris dans une situation où le vent nous obligeait à nous éloigner du port pour rester en sécurité. J'ai alors invoqué Notre Dame, en La priant de m'aider à rentrer sain et sauf avec tous mes équipiers. Peu après, j'ai pris la décision d'appeler un ami qui est venu nous chercher à la remorque, alors que je suis plutôt du genre à essayer de m'en sortir seul sans aide extérieure. Le bateau de sécurité est arrivé alors que nous naviguions, sans effort apparent, vers le port mais loin de lui... Tout s'est passé pour les équipiers, comme une sortie en mer extraordinaire, ils n'ont eu à aucun moment le sentiment du risque que je percevais.


Ce n'est certes pas la première fois que je vois l'oeuvre de Marie, l'Etoile de la Mer, traverser concrètement ma vie. Mais de recevoir le lendemain le texte de St Bernard, comme une invitation pressante à invoquer Notre Mère alors que dans ma prière quotidienne j'ai du mal à le faire, c'est comme si j'ai la confirmation de l'urgence à me tourner vers Marie, en confiance, en permanence.

Merci Bartalin, en union de prières sous le regard de ND de la Mer.

Fortune de mer

Avec un groupe d'amis, il y a quinze ans, nous avions décidé un été au mois de juillet, de louer des catamarans Kelt 16', de la même taille que des Hobie Cat. Le temps était assez musclé, mais nous étions tous entre 25 et 30 ans, sûrs de nous au point que le loueur nous a fait confiance.

Notre projet était de rallier Port Haliguen sur la presqu'île de Quiberon, en partant de la plage au sud du port du Crouesty (Kerfago ?), soit la traversée de toute la baie de Quiberon, ce qui représente une quinzaine de milles nautiques. Le vent était de Nord-Nord Ouest comme souvent dans ces parages, force 5 à 6, ce qui nous faisait envisager un grand bord de largue. Nous sommes partis à 6 catamarans, deux bateaux ont fait demi-tour assez rapidement. Les autres, dont celui où j'étais, filaient si vite que nous n'avions pas le temps de penser...

Nos familles et amis avaient fait le tour de la baie en voiture, pour nous récupérer à l'arrivée. J'étais accompagné de mon beau-frère, Patrick, de presque 10 ans plus âgé que moi, sans expérience nautique.

Les conditions étaient si musclées que nous devions nous relayer à la barre et étions tous les deux au trapèze, pour équilibrer le bateau. En arrivant devant la presqu'île de Quiberon, Patrick étant à la barre, nous sommes entrés violemment dans le courant qui longe cette côte. C'était comme si, lancés à pleine allure sur une route, nous entrions sur un tapis roulant transversal. Le bateau a réagi tout de suite, en gîtant fortement. L'avant de la coque sous le vent s'est planté dans une vague, tout le bateau a alors fait une pirouette sur ce point d'appui. Etant au trapèze, je me suis retrouvé propulsé au-delà du mât, comme par une fronde. Le vent et le courant étant en sens opposés, les vagues étaient courtes et serrées. Mon beau-frère a pu redresser rapidement le bateau, soulagé de mon poids, et s'était cramponné à la barre. Il était donc resté à bord. Il a essayé de revenir vers moi, mais la dérive dans le courant le lui empêchait. Par ailleurs, très myope, il ne me voyait pas. Nous étions en combinaisons de plongée avec des brassières. Comme c'était l'été, je n'ai pas paniqué, je me suis mis en position de sécurité en me disant "quelqu'un finira bien par me voir.." mais le courant m'entraînait au large.

J'avais appris dans les cours de survie en mer que les efforts que l'on fait pour nager, sortir d'un courant etc. finissent par nous épuiser, donc je gardais une position d'attente. Je suis resté 20 minutes comme cela, avant qu'un bateau de pêche-promenade me croise. Les personnes à bord n'en croyaient pas leurs yeux. J'ai été ramené à bord du catamaran, qui avait fortement dérivé. Mon beau-frère essayait de mettre au point la phrase qu'il dirait à mon épouse, pour lui annoncer ma disparition... Je vous laisse imaginer sa joie ! Depuis nous avons de nouveau navigué ensemble mais sur de gros bateaux et dans des conditions plus paisibles.


Voilà, le Seigneur est bon, Il laisse Sa Mère veiller sur moi, ce qu'elle fait tendrement et avec constance car des fortunes de mer j'en ai eu d'autres et je m'en suis toujours tiré indemne, ainsi que les personnes qui naviguent avec moi. Merci Marie, Etoile de la Mer, qui nous ramène toujours à bon port !

lundi 26 décembre 2005

Hivernage

Pour les marins, la saison d'hiver est consacrée à l'entretien du bateau et à la préparations des futures navigations. A Marseille, les conditions deviennent maniables à partir de février - mars, sauf pour les mordus de la régate qui ne connaissent pas d'interruption.

Pour ma part, j'ai des projets en tête qui mobilisent mes ressources : aller vers l'Ouest, l'envie de découvrir le delta du Rhône et la Camargue me démange, vers l'Est mais cela c'est certain, je serai à Porquerolles en avril avec les amis de Cap Vrai, vers le Sud où paraît-il les calanques de Corse sont les plus belles du monde. Tout cela devra prendre corps avec les amis, lors de nos rencontres prochaines.

Mais en attendant, je trouve que les petits trous de cailloux autour du Frioul sont déjà le paradis. J'ai acheté une ligne de pêche, avec laquelle je n'ai encore rien attrappé. C'est sans doute qu'elle vient de Bretagne ...

Mais je n'ai sans doute pas le bon "Rapala", vous savez ce petit poisson artificiel reproduisant la nage et les couleurs de l'appât préféré de VOTRE poisson. Le plus dur c'est de choisir la bonne couleur et à ce sujet les conversations sont sans fin.

jeudi 15 décembre 2005

Salon nautique de Paris

Le salon nautique de Paris est l'occasion pour Cap Vrai, depuis que cette manifestation existe, de célébrer la messe chacun des dimanches qui encadrent les activités d'exposition.

Cette année encore, la messe à laquelle j'ai eu la chance de participer était un moment fort, partagé par les scouts marins, des jeunes qui avaient suivi des retraites en mer soit avec les Pèlerins de la Mer (frères de St Jean), soit avec "Vie en Mer" (réseau jeunesse ignatien). Pour ces derniers, le 11 décembre était le lendemain de la fête de saint François-Xavier, marquant un anniversaire particulièrement important. Nous avons eu la possibilité de nous retrouver après la messe, autour d'un apéritif sur le stand de Cap Vrai.

J'étais pour ma part en famille au salon, avec deux de mes enfants, un couple de cousins. Quelle joie de pouvoir ainsi vivre des moments de partage, entouré des siens !

J'ai la chance aussi de retrouver de vrais amis dans ce milieu de marins amoureux des bateaux traditionnels. Ces amis sont tous attirés par le Beau, qui peut se manifester par l'amour des belles carènes, la recherche des belles manoeuvres, la joie de mettre en place un esprit d'équipage dans un bateau, le plaisir de partager les émotions ressenties.

mardi 6 décembre 2005

Gildas Flahault


J'aime Gildas Flahault.
Pas seulement ce qu'il peint, mais j'ai eu la chance de croiser sa route, quand nous étions au collège. C'est un homme libre, avec du vent dans les yeux, qui parle d'horizons et de coeurs à conquérir.
Le silence est son domaine, aussi profond que les poches de ses marins.